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La Préfecture de Police renforce ses services de circulation
avec 800 Agents de Surveillance de Paris

présentation des 36 premiers ASP-circulation
en présence de M. JEAN-PAUL PROUST Préfet de Police
le vendredi 16 novembre 2001

 

Les nouveaux Agents de Surveillance de Paris

Afin d’améliorer la sécurité routière et fluidifier le trafic à Paris, la Préfecture de Police a décidé, avec l’aide de la Ville de Paris, d’étoffer ses services de circulation grâce au renfort exceptionnel de 800 Agents de Surveillance de Paris (ASP), personnels de statut communal placés sous l’autorité du Préfet de Police.

L’objectif poursuivi est de doubler, d’ici au mois de juin 2002, les effectifs de ces services.

Ces 800 nouveaux ASP, pour exercer ces missions spécifiques, bénéficieront des nouvelles prérogatives, notamment en matière de verbalisation, attribuées à l’ensemble du corps des Agents de Surveillance de Paris par la loi relative à la sécurité quotidienne.

Ils sont dotés d’un nouvel uniforme reconnaissable à sa casquette à damier jaune et bleu et à ses épaulettes couleur paille, facilement identifiable sur la voie publique, ainsi que de véhicules sérigraphiés reprenant le motif du damier.

Par ailleurs, l’élargissement général des compétences des Agents de Surveillance de Paris, qui s’étend aussi au contrôle et à la verbalisation d’incivilités quotidiennes, en particulier en matière de propreté de la voie publique, concerne, pour ces domaines, les 1200 autres Agents de Surveillance de Paris de la Direction de la Police Urbaine de Proximité, chargés à titre principal de faire respecter les règles relatives au stationnement automobile.

Les nouvelles missions des Agents de Surveillance de Paris

Longtemps connus de la population parisienne sous le nom de “pervenches”, en raison de l’uniforme bleu clair qui a marqué les mémoires, puis sous celui de “marinettes”, les Agents de Surveillance de Paris avaient jusqu’à présent comme seules missions le contrôle du stationnement automobile et la sécurité des piétons dans la capitale.

Placés sous l’autorité du Préfet de Police, recrutés et formés par la Préfecture de Police, les Agents de Surveillance de Paris appartiennent à un corps de fonctionnaires relevant du statut des administrations parisiennes. Ils sont rémunérés sur le budget spécial de la Préfecture de Police, voté par le Conseil de Paris. Le corps des Agents de Surveillance de Paris comprend trois grades :

- Agent de Surveillance de Paris,
- Agent technique de Surveillance de Paris,
-
Agent principal de Surveillance de Paris.

Depuis la dernière modification de leur statut en 1998, les ASP exerçaient les missions suivantes :

  • la constatation des stationnements gênants, et les opérations relatives à l’enlèvement des véhicules;
  • la constatation des infractions aux règles d’arrêt et de stationnement, y compris sur les axes rouges;
  • la surveillance des zones de stationnement payant;
  • la surveillance dans les voies qui ne sont pas classées grands axes de circulation;
  • la sécurité des piétons, notamment aux abords des écoles.

Les ASP exerçaient également des missions de surveillance des zones piétonnes.

Une nouvelle qualification pour les Agents de Surveillance de Paris

Avec la modification de leur statut, les Agents de Surveillance de Paris voient aujourd’hui leurs missions s’élargir. Outre leurs attributions habituelles, ils seront chargés de missions de contrôle et de verbalisation dans les domaines de la circulation et de la lutte contre certaines nuisances sur la voie et dans les lieux publics.

Ces nouvelles prérogatives leur sont conférées par la qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint (Article 21 du Code de Procédure Pénale), prévue par la loi relative à la sécurité quotidienne, qui les habilite dans certains domaines à dresser des procès-verbaux et à relever l’identité des auteurs d’infractions.

Les ASP pourront désormais constater, par procès-verbal, les contraventions aux arrêtés de police.

En qualité d’Agent de Police Judiciaire Adjoint, les Agents de Surveillance de Paris apporteront ainsi un soutien important aux agents de police, et notamment à ceux chargés de la circulation sur le terrain.

Une formation spécifique

A la suite de cette requalification de leur statut, les Agents de Surveillance de Paris, recrutés par concours, suivront une formation adaptée de 10 semaines, dont 3 d’ordre pratique, soit au sein des Compagnies de Circulation de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC), soit dans l’un des vingt commissariats centraux d’arrondissement de la Direction de la Police Urbaine de Proximité (DPUP).

200 premiers ASP recrutés par concours ont débuté cette formation le 12 novembre, de manière à être opérationnels au début du mois de janvier prochain.

Les 200 Agents de Surveillance de Paris volontaires provenant de la Direction de la Police Urbaine de Proximité, déjà formés sur le plan théorique, suivront pour leur part la partie pratique de la formation liée à la circulation. 36 d’entre eux ont achevé cette formation fin octobre et sont entrés à la DOPC début novembre. Ils seront bientôt rejoints par un second groupe de 60 ASP entamant leur formation pratique le 12 novembre et prenant leurs fonctions dès le début du mois de décembre.

800 Agents de Surveillance de Paris à la circulation

Afin de compléter l’action des policiers chargés d’assurer le respect des règles de circulation routière et la fluidité sur les grands axes et aux carrefours parisiens, la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation de la Préfecture de Police (DOPC) va être renforcée par 800 Agents de Surveillance de Paris.

Une partie d’entre eux seront recrutés parmi les ASP de la Direction de la Police Urbaine de Proximité, sur la base du volontariat. 36 de ces volontaires, qui seront prochainement rejoints par 60 autres, ont déjà été affectés à la DOPC. Les autres ASP viendront du recrutement externe, organisé au moyen de plusieurs concours.

Grâce à leur présence quotidienne sur les voies de la capitale, les 800 nouveaux ASP permettront d’assurer un service de régulation permanente de la circulation dans Paris entre 7h et 22h.

Sur le terrain, les ASP seront encadrés par les 200 gardiens de la paix spécialisés dans la régulation du trafic routier.

Tous ces Agents de Surveillance de Paris intégreront progressivement la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation de manière à doubler, d’ici 2002, les effectifs policiers actuellement affectés à la circulation dans la capitale. Au terme de ce plan de renforcement, plus de 1000 fonctionnaires, policiers et ASP, assureront cette mission.

Les ASP de la DOPC accompliront désormais les tâches essentielles que sont :

  • la régulation générale de la circulation (notamment sur les grands axes),
  • la contribution à la sécurité routière par une présence sur la voie publique et par un contrôle du respect du Code de la route :
    Cette mission est rendue possible aux ASP par leur qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint. Leurs nouvelles compétences judiciaires, proches de celles des gardiens de la paix, leur permet de verbaliser les infractions en matière de circulation : excès de vitesse, non-respect de la signalisation, conduite en état d’ébriété, usage du téléphone portable au volant…
  • la participation aux activités de prévention routière : Cette mission préventive s’exerce au sein de la Section d’Education Routière de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation, qui sensibilise notamment les élèves de collèges et lycées aux règles de conduite.
  • l’encadrement des grands événements de voie publique, en veillant à éviter les encombrements de la circulation lors de manifestations.

Un partenariat renforcé entre la Préfecture de Police et la Mairie de Paris

Ce renfort en effectifs pour la circulation s’inscrit dans un partenariat renforcé entre la Préfecture de Police et la Mairie de Paris devant permettre d’améliorer la qualité de vie dans la capitale, notamment par une lutte accrue contre l’insécurité et une meilleure régulation de la circulation.

Reposant sur le recrutement de 800 Agents de Surveillance de Paris, dont 400 créations de postes par la Ville de Paris, ce dispositif permettra de redéployer en faveur de la police de proximité 250 policiers actuellement affectés au service de la circulation.

Un nouvel uniforme facilement identifiable

Les Agents de Surveillance de Paris de la circulation porteront également un uniforme d’autorité. A l’initiative de la Préfecture de Police, un concours sera organisé pour la réalisation de ce nouvel uniforme.

Dans une phase transitoire, l’uniforme actuel est adapté pour les premiers ASP circulation. La tenue est commune aux hommes et aux femmes, avec blouson et pantalon. Les bandes et liserés rouges de l’uniforme actuel sont supprimés et remplacés par des bandes et liserés bleus en harmonie avec la couleur marine du vêtement. Des épaulettes couleur paille sont ajoutées, ainsi qu’un insigne rouge, bleu et jaune, portant la mention “PP Circulation”. La casquette comporte une coiffe blanche (attribut traditionnel des fonctionnaires en service de circulation à Paris) et un bandeau à damiers paille et bleu.

Des moyens d’action adaptés

Afin de mener à bien leurs nouvelles missions, les Agents de Surveillance de Paris sont dotés d’un équipement renforcé et adapté aux modes de déplacement urbain. Ils disposeront, dans l’exercice de leurs fonctions, de 4 mini-bus Peugeot Boxer, 9 Renault Clio, 9 Renault Scenic, 18 scooters et 18 VTT.

Les Agents de Surveillance de Paris à la Police de Proximité 

Un rôle accru dans la lutte contre les incivilités quotidiennes

Les 1200 Agents de Surveillance de Paris exerçant leurs missions à la Direction de la Police Urbaine de Proximité de la Préfecture de Police au sein des 20 commissariats centraux d’arrondissement, voient également leur domaine de compétences et leur autorité sur la voie publique renforcés, pour une présence plus efficace de la police de proximité sur le terrain.

Ainsi, au-delà de leurs fonctions principales de contrôle et de verbalisation des infractions au stationnement payant, interdit ou gênant, ils sont chargés de prévenir et de constater les infractions aux dispositions du règlement sanitaire de Paris, ainsi que d’autres formes d’atteinte à l’environnement et à la tranquillité publique. Ils pourront verbaliser les contrevenants, auteurs de tags, de jet de détritus ou de déchets, propriétaires de chiens causant des déjections sur la voie publique.

Par ailleurs, la qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint désormais dévolue aux ASP leur permettra aussi de constater, par procès-verbal, les arrêts ou les stationnements jugés dangereux, en application de l’article R.417-9 du nouveau Code de la route, ce qui ne leur était pas possible auparavant.

Ces agents bénéficieront également d’un nouvel uniforme d’ici fin 2002.

L’histoire du corps des Agents de Surveillance de Paris

En 1964, la Ville de Paris crée les Auxiliaires de Police afin d’assurer la surveillance des zones de stationnement réglementé. Ces auxiliaires deviennent en 1971 des “auxiliaires féminines”. Elles sont placées sous l’autorité du Préfet de Police, au titre de ses pouvoirs de police municipale.

En 1976, la Ville de Paris décide la titularisation de ces agents dans le cadre de la politique de résorption des personnels auxiliaires. Elles sont alors intégrées ou recrutées comme agents ou agents techniques, spécialité “voie publique”.

En 1982 leur est donné le nom d’Agents de Surveillance de la Police de Paris et d’Agents techniques de Surveillance de la Police de Paris. C’est en 1989 que le corps prend son appellation actuelle d’Agents de Surveillance de Paris.

Au début des années soixante-dix, les agents chargés du contrôle du stationnement payant dans la capitale portent un uniforme bordeaux. En 1978 est mis en usage l’uniforme bleu clair, conçu par Carven. Pendant plus de quinze ans, il fera d’elles des figures familières de la voie publique. En 1995, de nouveaux uniformes furent dessinés par le couturier Balenciaga, qui habille également les personnels du Louvre, de la SNCF ou de compagnies aériennes. Les couleurs de cette tenue, bleu marine et grenat, sont un rappel des couleurs de Paris.

Devenir Agent de Surveillance de Paris

Conditions à remplir

  • Être de nationalité française ou ressortissant d’un Etat membre de la Communauté européenne, ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace Economique Européen.
  • Être âgé(e) d’au moins 18 ans et d’au plus 45 ans au 1er janvier de l’année du concours, cette limite d’âge pouvant être reculée dans les conditions réglementaires.
  • Avoir une acuité visuelle de quinze dixièmes pour les deux yeux avec ou sans correction par des verres ou des lentilles.
  • Être apte à un service de voie publique pouvant comporter notamment une exposition aux intempéries, des déplacements de durée prolongée et le port du matériel nécessaire à la mission.
  • Avoir une taille minimale de :
    - 1,55 m pour les femmes
    - 1,65 m pour les hommes
  • Justifier, à la date du concours, d’un certificat médical établi au plus depuis trois mois, autorisant le candidat à participer aux épreuves sportives.

Comment s’inscrire

Les candidats à la fonction d’Agent de Surveillance de Paris doivent s’adresser …

Par courrier :
A la Préfecture de Police
Sous-direction du Personnel - 1er Bureau
1 rue de Lutèce
75004 PARIS

Sur place :
A la Préfecture de Police
1 rue de Lutèce
Voûte Nord - Bureau d’accueil
75004 PARIS - Métro Cité

Serveur vocal :
08 91 01 22 22

Le concours

Epreuve écrite d’admissibilité :

  • Une épreuve de questionnaire à choix multiples portant sur des notions de français, de mathématiques et de code de la route (durée 1 heure – coefficient 3).

Epreuves écrites facultatives :

  • Interrogation sur les connaissances du code de la route (durée 1 heure – coefficient 1), ou
  • Interrogation sur des questions de secourisme du niveau de la formation aux premiers secours (durée 1 heure – coefficient 1).

Epreuves d’admission :

Epreuves orales:

  • Un entretien avec le jury permettant d’apprécier le sens du service public du candidat, sa motivation et sa capacité relationnelle (durée 10 minutes – coefficient 3),
  • Une mise en situation du candidat face à un cas concret portant sur la topographie parisienne (durée 10 minutes – coefficient 2).

Epreuves sportives:

  • Une course d’endurance de 12 minutes (coefficient 1),
  • Une épreuve de port d’une charge de 5 kilogrammes sur 400 mètres (épreuve non notée en temps libre, mais éliminatoire).

La formation

La formation des nouveaux ASP dure dix semaines.

  • Durant les sept premières semaines, les futurs ASP reçoivent un enseignement essentiellement théorique au cours duquel ils sont familiarisés avec l’administration et le fonctionnement de la Préfecture de Police. Ils suivent des cours de droit et apprennent le Code de la route, ainsi que les attributions relatives à la qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint. Ils apprennent également les techniques de communication par radio.
  • Durant les trois semaines suivantes, dites de “formation complémentaire”, les futurs ASP reçoivent une formation plus pratique portant notamment sur les gestes et techniques de circulation dans Paris.

La rémunération

Le traitement net mensuel au 1er mai 2001 d’un Agent de Surveillance de Paris est de 7336,16 F (IM 259) en 1ère année (stage), soit 1118,39 €, et il atteint 10480, 25 F (IM 370) soit 1597,70 € en fin de carrière. S’y ajoutent, le cas échéant, les suppléments pour charges de famille.

Gestion de la circulation à Paris : de nouveaux impératifs

Le renforcement des effectifs des ASP et l’élargissement de leurs missions font suite à la volonté commune de la Préfecture de Police et de la Ville de Paris d’améliorer la gestion du trafic dans la capitale. Des progrès notables sont attendus de ces initiatives, rendues nécessaires par les tendances récentes observées à Paris en matière de circulation et d’environnement.

Les nouveaux rythmes urbains et la configuration du trafic

Le renforcement des services de la Préfecture de Police chargés de gérer la circulation répond à la nécessité de tenir compte des nouvelles données régissant les rythmes urbains, du déplacement des zones de trafic intense, et des nouveaux aménagements de la voirie parisienne.

  • On observe ainsi un changement général des comportements chez les usagers de la ville et des phénomènes de redistribution du temps, notamment en raison du temps libre croissant dont dispose la population depuis la mise en place des 35 heures. Dans ce contexte, des flux de circulation plus denses toute la journée ont remplacé dans Paris les phénomènes de “ migrations pendulaires” marqués, habituellement observés en début et en fin de journée. A la gestion de l’“intégration” du trafic dans Paris le matin, et de sa “dispersion” le soir, s’ajoute donc la nécessité d’une régulation générale du trafic dans la journée. Les horaires de travail des Agents de Surveillance de Paris affectés à la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation ont été conçus pour tenir compte de ce phénomène : ils permettent d’assurer une gestion permanente de la circulation entre 7h et 22h.

  • La répartition de la densité du trafic change également, et la régulation de la circulation aux périphéries doit être renforcée : une importance croissante est reconnue à la gestion du trafic sur les boulevards extérieurs, sans que soit toutefois négligée la surveillance des centres d’activité habituels.

  • Les lois sur la Solidarité et le Renouvellement Urbain et le Plan de Déplacement Urbain traduisent la volonté de favoriser l’utilisation, à Paris, des transports en commun. La mise en place des couloirs bus protégés en site propre en est une illustration. La nécessité d’imposer aux automobilistes le respect de ces nouveaux dispositifs impose une présence accrue d’effectifs affectés à la gestion de la circulation.

    Parallèlement au recrutement d’Agents de Surveillance de Paris, la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation a organisé la division de Paris en quatre zones de contrôle de la circulation (Nord-Ouest, Nord-Est, Sud-Ouest et Sud-Est), à l’intérieur desquelles les agents tiendront compte de l’émergence de certains quartiers de forte circulation (comme Madeleine-Opéra-Drouot, ou Parc des expositions). Ces nouvelles orientations seront adoptées sans que soient délaissés les quartiers traditionnels du centre de la capitale (Champs-Élysées, Rivoli, Magenta, grands boulevards…) et les axes principaux Nord-Sud et Est-Ouest.