| Groupe
d'Intervention Régional (GIR) à Paris
Une
coopération interministérielle permanente et active
- Un
groupe pluridisciplinaire :

Le commissaire
principal
Vincent TERRENOIR,
chef du GIR 75 |
Comme
les autres GIR, celui de Paris permet d'associer au sein d'un
même service les compétences complémentaires
de policiers, de gendarmes et de fonctionnaires
issus de différents ministères impliqués
dans la défense de la sécurité intérieure.
Ainsi, sous l'autorité de M. Vincent TERRENOIR, commissaire
principal de la Police Nationale, ancien chef du GIR du Val-de-Marne,
et de son adjoint, M. Jean-Philippe PELÉ, lieutenant
colonel de la Gendarmerie Nationale, y coopèrent en permanence
25 fonctionnaires issus de :
- plusieurs
directions de police de la Préfecture de Police (Direction
Régionale de la Police Judiciaire, Direction de la
Police Urbaine de Proximité et Direction des Renseignements
Généraux)
- la
Gendarmerie Nationale
- la
Direction générale des Douanes et des Droits
Indirects
- la
Direction des Services Fiscaux de Paris-Est
- la
Direction Départementale du Travail, de l'Emploi
et de la Formation Professionnelle
- l'Union
pour le Recouvrement des cotisations de Sécurité
Sociale et des Affaires Familiales
(URSAFF)
- la
Direction Générale de la Consommation, de
la Concurrence et de la Répression des Fraudes
- la
Direction Départementale des Services Vétérinaires,
rattachée à la Préfecture de Police.
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Son adjoint,
le lieutenant-
colonel de la Gendarmerie
Nationale
Jean-Philippe PELÉ |
Chaque
GIR d'Ile-de-France et de province se compose :
- d'une part,
d'une structure permanente, l'unité d'organisation et de
commandement (UOC) rassemblant une dizaine de fonctionnaires issus
de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale, des Douanes
et du Fisc ;
- d'autre
part, selon les cas, de 20 à 100 "personnes ressources"
permettant d'obtenir une assistance technique et opérationnelle.
Celles-ci sont désignées au sein des administrations
représentées au sein de l'UOC, ainsi que la Direction
Départementale du Travail et de l'Emploi, de la Formation
Professionnelle et de la Direction Générale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des
Fraudes.
L'originalité
du GIR Parisien, est de rassembler des représentants d'un
plus grand nombre d'administrations partenaires au sein de l'unité
d'organisation et de commandement (UOC), chacun étant susceptible
de faire appel à des "personnes ressources" de
son administration.
- Une
synergie permanente au service de la lutte contre les activités
clandestines

Pour lutter
contre l'économie souterraine, les GIR mettent en œuvre
toutes les mesures législatives et réglementaires
existantes. |
La
multidisciplinarité du GIR parisien, renforcée
par la présence supplémentaire de quatre administrations
au sein de l'UOC - Direction Départementale du Travail,
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, URSAFF, Direction
Générale de la Consommation, de la Concurrence
et de la Répression des Fraudes, Direction Départementale
des Services Vétérinaires - améliorera
la lutte contre les différentes formes de délinquance
organisée dont procède l'économie souterraine.
La coexistence
de fonctionnaires de différentes administrations permet
en effet d'utiliser l'arsenal législatif et réglementaire
de chacune d'entre elles - pénal, fiscal, douanier...-,
de manière à lutter simultanément contre
toutes les infractions commises par des individus et/ou des
sociétés. |
Cette
mise en commun permanente de compétences et de moyens
humains et logistiques accélère, démultiplie
et améliore réellement les échanges d'informations
entre services de l'Etat, et permet de bâtir des dossiers
solides dont sont ensuite saisis les services ou administrations
les plus aptes à mettre un terme aux agissements illicites. |

Le montage
d'un dossier visant à démanteler un réseau
passe par des enquêtes de terrain.
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A ce titre.
Le GIR peut assister efficacement un service local de l'Etat - de
police ou de gendarmerie, des douanes, du fisc, de la répression
des fraudes...- dépourvu, à lui seul, des moyens juridiques
nécessaires pour mettre à mal un réseau d'économie
souterraine.
Chaque
administration présente dans le GIR apporte ses compétences,
ses effectifs, ses procédures, sa logistique et ses informations.
Le rôle
du GIR consiste à réfléchir à «l'angle
d'attaque» le mieux adapté pour confondre les malfaiteurs
et mettre un terme à leurs activités illicites.
Le GIR peut
aussi prolonger sur le plan fiscal et douanier une enquête
policière de manière à dévoiler, au-delà
des infractions pénales, des phénomènes connexes
comme la dissimulation fiscale.
Les agents des
impôts intégrés au GIR permettent en effet de
dresser l'environnement financier et patrimonial d'auteurs d'infractions
criminelles révélateur de leur enrichissement. Cette
action du fisc peut fournir à l'Etat l'occasion de saisir
ce patrimoine dans la mesure où les biens acquis avec l'argent
provenant d'un délit ne sont pas protégés.
La coopération
des administrations au sein du GIR permet ainsi de neutraliser plus
facilement et plus durablement les auteurs d'activités illicites.
La
capacité d'action des GIR a été renforcée
par deux instructions ministérielles fixant les conditions
d'application des mesures législatives contenues dans la
loi d'orientation et de programmation pour la sécurité
intérieure (LOPSI) du 29 août 2002 et dans la loi
pour la sécurité intérieure (LSI) du 18 mars
2003.
Celles-ci autorisent sous certaines conditions une levée
du secret fiscal par les enquêteurs judiciaires ainsi que
l'instauration d'une nouvelle forme de coopération et d'échanges
d'informations entre la Direction Générale des Impôts
et l'autorité judiciaire.

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