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La
Police Urbaine de Proximité à votre service 24h/24
Le 18 avril
1999 a marqué l'entrée en vigueur de la réforme la plus novatrice
que la Préfecture de Police ait connue depuis des décennies.
Cette réforme devait permettre à la Préfecture de Police, tout en
maintenant ses capacités opérationnelles dans le domaine de l'ordre
public, de développer de façon significative une police de proximité
autour de trois grands axes :
- la promotion
de la citoyenneté, qui est la base de la sûreté, par des liens
plus étroits entre la police et la population,
- la prévention et la lutte contre la petite délinquance et les
incivilités, devenues insupportables aux citoyens
- l'amélioration de l'efficacité de la police, notamment dans
la chaîne du traitement judiciaire.
Au service
de ces ambitions, la réforme a créé deux directions aux missions
bien distinctes, celle de la Police Urbaine de Proximité et celle
de l'Ordre Public et de la Circulation, tout en recentrant la Direction
de la Police Judiciaire sur ses grandes attributions traditionnelles.
Parallèlement, elle a réorganisé l'ensemble des services
locaux de police et les a rassemblés sous une autorité unique,
le commissaire central d'arrondissement.
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Pour
regrouper l'ensemble des missions de proximité conduites auprès
de la population, une direction spécifique a été
créée : la Police Urbaine de Proximité, qui rassemble
quelque 12 000 agents, dont 8 800 fonctionnaires de police
et près d'un millier d'adjoints de sécurité.
Déchargés des missions d'ordre public, de circulation et de
garde statique, relevant d'une autre direction, ses effectifs,
sauf circonstances exceptionnelles, peuvent se consacrer entièrement
à la sécurité des Parisiens.
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UNE
SEULE AUTORITÉ DANS L'ARRONDISSEMENT : LE COMMISSAIRE CENTRAL
Chaque arrondissement de Paris constitue une circonscription unique
de Police Urbaine de Proximité, le commissariat central, dirigée
par un commissaire central.
Cette structure réunit au niveau de l'arrondissement tous les moyens
permettant d'engager efficacement les actions de police locales.
Cette organisation décloisonnée répond à
une logique d'anticipation en mettant à la disposition du
commisaire central tous les moyens nécessaires à la
mise en synergie de ses différentes unités et les
outils indispensables au recueil, à l'analyse et à
l'exploitation des informations qui lui permettent, en permanence,
d'évaluer la situation et de se mettre en position de prévoir
et d'agir préventivement mais, également, d'interpeller
les auteurs d'actes légalement répréhensibles.
Ce rôle est, notamment, dévolu au Bureau de Coordination
Opérationnelle qui reçoit les informations en temps
réel et les traduit en orientations opérationnelles.
La Police Urbaine de Proximité suppose une implication forte
dans la vie de la cité qui passe par un partenariat actif
et constructif avec des interlocuteurs auprès desquels le
commissaire central doit être en mesure de diffuser une information
précise et rapide. Il est aidé dans cette tâche
par la Mission de Prévention et de Communication.
Les compétences sont réparties entre deux principaux
pôles d'activité : le Département de la Police
de Quartier et de la Voie Publique, d'une part, et le Service d'Accueil,
de Recherche et d'Investigation Judiciaires (SARIJ), d'autre part.
Le premier
de ces pôles regroupe, notamment, les brigades de service
général, constituées de policiers en tenue
d'uniforme qui équipent les cars Police-Secours, assurent
une permanence 24h/24 au commissariat central, effectuent des rondes
et patrouilles à pied ou en véhicule pour assurer
une présence dissuasive, voire répressive, dans les
quartiers et encadrent les évènements de voie publique
à caractère local (inaugurations, quinzaine commerciales,
épreuves sportives, cérémonies...). Il comprend,
également, les Unités de Police de Quartier, chargées
de l'accueil général et systématique du public
et la brigade des Ilotiers dont les effectifs ont, par équipes,
la charge d'une subdivision territoriale de l'arrondissement sur
laquelle ils développent une politique de contact avec la
population pour mieux lutter conter l'insécurité.
Le second est
constitué par le SARIJ qui traite les plaintes et les interpellations
en temps réel, procède aux constatations sur le terrain
et mène un travail opérationnel d'enquête, au
moyen du Groupe de Recherche et d'Investigation (GRI) et de la Brigade
Anti-Criminalité (BAC), en vue d'interpeller les auteurs
d'infractions, soit qu'ils aient été visés
dans une plainte, soit qu'ils soient interpellés en flagrant
délit.
UN
MEILLEUR ACCUEIL DE LA POPULATION
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Au sein
de chaque commissariat central le Service d'Accueil, de Recherche
et d'Investigation Judiciaires (SARIJ) est chargé de la lutte
contre la petite et la moyenne délinquance. Ce service procéde
aux enquêtes judiciaires à caractère local, c'est-à-dire concernant
la très grande majorité des délits (vols à la tire, bris de
glace, tapage, violences, dégradations...).
Dans chaque arrondissement, l'accueil est permanent, 24h/24
et 7 jours/7, au commissariat central ainsi qu'au SARIJ. Les
Unités de Police de Quartier sont ouvertes au public du lundi
au vendredi, de 9h à 20h.
Toute personne qui se présente dans l'un de ces points d'accueil
est immédiatement prise en charge, pour toute demande : renseignement,
aide ou assistance, réception de plainte quelle que soit la
nature de l'infraction, quel que soit l'endroit où elle a été
commise et quel que soit le lieu de domiciliation du plaignant.
Le public y bénéficie d'un accueil personnalisé,
assuré par des fonctionnaires de police spécialement formés
à cet effet. |
DES
MISSIONS PLUS SPÉCIALISÉES POUR LUTTER CONTRE LA DÉLINQUANCE
Les
policiers de quartier exercent leurs missions dans le cadre
des unités de police de quartier, qui sont les structures les
plus proches du terrain. Ces unités sont chargées
d'enregistrer les plaintes. Elles traitent les nuisances et
les incivilités, exécutent les instructions judiciaires
qui nécessitent un contact étroit avec les habitants
et instruisent les dossiers d'explusion locatives.
Dans un souci de plus grande cohérence d'action au niveau de
l'arrondissement, des liaisons sont établies entre la brigade
des policiers de quartier,
la mission locale de prévention et de communication et le groupe
chargé des mineurs qui relèvent du commissariat central. Ainsi,
les policiers de quartier
ont connaissance des plaintes déposées ou des données criminogènes
de l'arrondissement, et adaptent leur action en conséquence.
Chaque commissariat central dispose d'un groupe chargé des mineurs
qui exerce une mission de prévention mais aussi de lutte active
contre la délinquance juvénile. Cette spécialisation d'une équipe
de policiers dans ce domaine permet d'améliorer sensiblement
la connaissance des phénomènes de bandes ou de jeunes délinquants
récidivistes, et d'offrir des réponses à la fois préventives
et répressives adaptées.
Parallèlement à ces nouveaux services, le commissariat central
rassemble les équipes assurant les missions classiques de police-secours
et de surveillance de la voie publique ainsi que les tâches
de police administrative. |
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UNE
PLUS GRANDE OUVERTURE AUX ACTEURS DE L'ARRONDISSEMENT
La communication
et la prévention sont instituées en règles de comportement
pour les policiers de proximité. Dans chaque arrondissement
la Mission de Prévention et de Communication sous l'autorité
du commissaire central, mène diverses actions d'information
et de sensibilisation auprès de l'ensemble des partenaires
locaux de l'arrondissement (élus, associations, écoles, commerçants,
bailleurs sociaux...), afin de faire progresser, ensemble,
la sécurité des Parisiens.
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UNE
ORGANISATION EN TROIS NIVEAUX
Pour coordonner
l'action des commissariats centraux, la Direction de la Police Urbaine
de Proximité dispose d'un échelon territorial intermédiaire composé
de 3 secteurs, supervisant 6 (pour le 1er secteur) ou 7 arrondissements.
Le chef de secteur dispose de moyens propres, notamment d'une brigade
anti-criminalité, et peut en outre disposer de moyens ponctuels
supplémentaires lui permettant de concentrer des effectifs, pour
une période plus ou moins longue, en un lieu où la sécurité tend
à se dégrader.
Au niveau central, la Direction de la Police Urbaine de Proximité
regroupe des unités spécialisées telles que la brigade anti-criminalité
de nuit ainsi qu'un service totalement rénové de sécurité des réseaux
ferrés parisiens regroupant les anciens service de protection et
de surveillance du métropolitain et commissariat spécial des réseaux
ferrés parisiens.
En
savoir plus sur la réforme des services actifs de la Préfecture
de Police du 18 avril 1999

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