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4 février 2009

le panorama hebdomadaire de la préfecture de police

n° 43

  LE CHIFFRE
DE LA SEMAINE

c’est le nombre de trafiquants et revendeurs de stupéfiants placés en garde à vue en 2008 dans le cadre du Plan Stupéfiants. Le dispositif a également permis de nombreuses saisies, dont 7 640 kg de cannabis, 312 kg de cocaïne, 1 kg d'héroïne, 4 839 doses de Subutex et 552 000 euros.
Le plan de lutte contre le trafic de stupéfiants à Paris, lancé par le préfet de police en septembre 2007, associe l’ensemble des services de police de la capitale (police judiciaire, direction du renseignement, police urbaine de proximité) dans un vaste dispositif destiné à attaquer les trafics implantés dans les arrondissements parisiens.
Fondé sur une cartographie détaillée des points de deal qui génèrent des nuisances et des violences pour les habitants des quartiers concernés, le plan vise à traiter toute la chaîne du trafic, du revendeur de rue jusqu’aux filières d’approvisionnement. Les résultats des enquêtes et interpellations ainsi que l’analyse territoriale des arrondissements sont périodiquement évalués afin de cibler au mieux les actions à mener.

  MÉDIATHÈQUE

Installation de la bâche en 6 jours chrono

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  ÉVÉNEMENT

Les Boers au 9e Salon des taxis

L’unité des Boers animera un stand au 9e Salon des taxis qui se tiendra les 7 et 8 février au Parc des expositions de la porte de Versailles. A cette occasion, elle présentera ses missions aux quelques 5000 professionnels du taxi venus de toute la France.
Créée en 1938, l'unité des Boers est en charge du contrôle des taxis dans la capitale. Elle vérifie notamment que les conducteurs de taxis disposent d'une licence professionnelle et que les tarifs pratiqués sont conformes à la réglementation en vigueur. Dans le cadre du renforcement de ses activités, l’unité des Boers comptera 70 policiers avant la fin 2009.

  À LA UNE


• Affaires résolues

Tabassage à sec
 Le 27 janvier, une femme de 50 ans se rend dans une laverie du 14e arrondissement. A l’intérieur, elle se trouve confrontée à cinq jeunes filles très bruyantes, assises sur les machines et qui manipulent les boutons de celles-ci.
La cliente, exaspérée, leur demande de faire un peu moins de bruit et de cesser de toucher aux machines. Ne supportant pas cet affront, une jeune fille l’insulte et la gifle. La femme, qui réplique alors par une claque, voit les autres jeunes filles prendre part au différend et s’acharner sur elle en lui portant de nombreux coups de poings et de pieds au visage et aux jambes, lui occasionnant une fracture du nez et un gros hématome à l’œil droit (15 jours d'ITT).
Des photographies extraites des systèmes de vidéoprotection ont été présentées à la victime. Elles ont permis aux policiers de la direction de la police urbaine de proximité ont d'identifier et d'interpeller, le 29 janvier, à proximité du commerce, quatre filles âgées de 17 à 19 ans dont l’actrice principale. La cinquième a été interpellée le lendemain.
Elles ont toutes été déférées au Parquet à l’issue de leur garde à vue.

Une épicerie stupéfiante
Courant octobre 2008, un renseignement signale un trafic de cocaïne et de cannabis organisé depuis une épicerie du 18e arrondissement. Les surveillances menées par la brigade des stupéfiants et le groupe d'intervention régional de Paris confirment que de telles ventes se déroulent tant à l'intérieur de la boutique qu'à l'extérieur, une fois celle-ci fermée. Il apparaît aussi que l'organisateur, fils du gérant de l'épicerie, a élargi son secteur d'activité, mettant en place des points de vente à proximité des portes de Montmartre, Saint-Ouen et Clignancourt, laissant à ses frères la gestion de l'épicerie.
C'est le 20 janvier, alors qu'un client vient faire ses provisions de cannabis, qu'il est mis fin au commerce de la fratrie. Celui-ci avait pourtant encore de beaux jours devant lui puisque les perquisitions ont amené la découverte de 18 kg de résine de cannabis, 2 kg d'herbe de cannabis, 90 g de cocaïne et 6 200 euros.
Les deux frères ont été incarcérés dans l'attente de leur procès. Ils encourent des peines de 10 ans d'emprisonnement et 7,5 millions euros d'amende.

A savoir

Le ticket horodateur doit être visible derrière le pare-brise…
A Paris, par arrêté conjoint du préfet de police et du maire (arrêté du 24 juillet 1981), l’affichage du ticket horodateur est obligatoire et la verbalisation, pour absence de ticket, juridiquement fondée.
Ce rappel règlementaire fait suite à une décision du 30 mai 2008 du juge de proximité de Versailles qui avait annulé des verbalisations intervenues dans une commune d’Ile-de-France. Cette décision reposait sur la rédaction insuffisamment précise de l’arrêté municipal réglementant le stationnement payant : l’affichage du ticket horodateur derrière le pare brise n’était pas expressément prévu. L’absence de cet affichage ne pouvait donc pas entraîner de verbalisation dans la commune en question.
Cette décision n’aurait pu s’appliquer à Paris puisque la réglementation stipule clairement que l’affichage du ticket horodateur est obligatoire.

  SERVICES DE LA PP

Installation
Frédéri Cheyre, commissaire divisionnaire anciennement affecté au commissariat central du 15e arrondissement, a été installé le 28 janvier 2009 dans ses nouvelles fonctions de commissaire central du 19e arrondissement par Alain Gardère, directeur de la police urbaine de proximité.
Il succède à Jérôme Foucaud, nouveau chef d’état-major et sous-directeur des services spécialisés de la préfecture de police depuis le 7 décembre 2008.

  INSOLITE
Modes et travaux…dissimulés
A l’occasion des 3 jours de la mode, du 25 au 28 janvier, le groupe des taxis et transports de personnes (communément appelé les Boers) a relevé 46 infractions lors de contrôles de véhicules assurant le transport des mannequins des défilés.
Intervenant sur cet évènement pour la première fois, les policiers de l’unité des Boers ont contrôlé une cinquantaine de sociétés et travailleurs indépendants et attribué 13 contraventions pour non-présentation de licence, défaillance de contrôle technique ou absence de visite médicale. Ils ont surtout relevé 33 délits de travail dissimulé et défaut d'inscription au registre des transporteurs, pouvant conduire à une peine de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.


L'infolettre PPrama est produite et diffusée par le service communication de la préfecture de police.
Directrice de la publication : Marie Lajus, Chef du service de la communication, Cabinet du préfet de police,
9 boulevard du Palais, 75004 Paris

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