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1er avril 2009

le panorama hebdomadaire de la préfecture de police

n° 51

  LE CHIFFRE
DE LA SEMAINE

c’est le pourcentage de cambriolages parisiens pour lesquels des agents de police technique et scientifique se sont déplacés pour effectuer des relevés de traces et empreintes.
En 2008, ces policiers des antennes locales de police technique se sont rendus près de 11 000 fois sur les lieux de cambriolage et y ont relevé 4936 traces biologiques ou digitales exploitables. 561 personnes ont pu être identifiées grâce à ces méthodes dont la fiabilité s'accentue d'année en année. Par ces éléments de preuve, plus de 80% des personnes mises en cause ont été déférées.

  MÉDIATHÈQUE

Relevé d'empreintes sur un cambriolage

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  ÉVÈNEMENT

Le contrat parisien de sécurité
Signé conjointement par le préfet de police, le maire de Paris, le procureur de la République, le recteur d’académie et le préfet de Paris, le contrat parisien de sécurité (CPS) dresse un bilan de la sécurité à Paris et définit les plans d’action à mener dans ce domaine.
Le document fait le diagnostic de l’évolution statistique et qualitative de la délinquance, des actions mises en œuvre par les acteurs de la prévention et de la sécurité, entre 2002 et 2008, et dresse le bilan et les perspectives de la mise en œuvre du contrat parisien de sécurité dans les arrondissements.
Il présente également un plan d’action articulé autour de 5 axes : la sécurité et la prévention de la délinquance, l’aide aux victimes et l’accès au droit, la lutte contre les drogues, la lutte contre les dérives sectaires et la lutte contre les violences conjugales et les violences faites aux femmes.

Le contrat parisien de sécurité est consultable sur le site Internet de la préfecture de police.

  À LA UNE


• Affaire résolue

Vol à la Zidane
Le 28 mars, à 0h55, des policiers en civil de la brigade anti-criminalité (BAC) du 11e arrondissement interpellent, rue Oberkampf, quatre hommes qui tentent de dérober le portefeuille d’un passant qui vient de retirer de l’argent à un distributeur.
Les policiers ont été attirés par le comportement des individus, ces derniers pouvant correspondre aux auteurs signalés dans une synthèse intitulée « le faux footballeur ».
Le stratagème déployé par les suspects est bien rôdé. Pendant que deux d’entre eux repèrent discrètement le code confidentiel de la carte bancaire de la victime, les deux autres s’assurent de l’absence de présence policière. L’un des individus aborde ensuite la victime en prétextant demander l’adresse d’un bar et lui fait une démonstration de football, tout en tentant de lui dérober le portefeuille remisé dans la poche arrière du pantalon. Le reste de l’équipe s’occupe alors de détourner l’attention des amis de la victime.
Tous déjà connus des services de police, les pickpockets ont été déférés et mis en examen.

Excellent voleur… mais si mauvais conducteur !
Le 26 mars, une patrouille motocycliste de la direction de l’ordre public et de la circulation, en mission de surveillance sur le pont Saint-Michel, remarque un conducteur de scooter qui franchit un feu tricolore au rouge fixe. L’individu refuse d’obtempérer et prend la fuite à contresens du quai des Orfèvres. Tout en roulant, il se débarrasse d’un sac à main, immédiatement récupéré par un des policiers motocyclistes. Le fuyard poursuit sa course et chute sur le Pont Neuf. Il continue alors à pied avant d’être interpellé, rue Henry Robert.
L’homme, en possession d’un couteau, déclare avoir dérobé un sac à main et une sacoche dans un véhicule à l’arrêt sur le boulevard Saint-Germain. La sacoche est retrouvée au sol à proximité du scooter.
A leur grande surprise, les policiers découvrent, dans le sac et la sacoche, des valeurs estimées à 305 000 euros, dont 167 000 euros en numéraires, 4,626 kg d’or fin (trois lingots d’or, environ 626 grammes de feuilles et de pièces d’or) et 236 grammes de platine.
La victime du vol, négociant en métaux précieux, a immédiatement été identifiée et a déposé plainte.

• Insolite

Le vol du Génie de la Bastille
Il n'aura pas échappé aux Parisiens avertis que le « Génie de la
Liberté », la célèbre statue ailée du sculpteur Auguste Dumont qui
surplombe depuis 1840 la colonne de Juillet de la place de la Bastille, manquait à l'appel depuis lundi dernier... Persuadés que la sculpture était en or massif et fermement décidés à la faire fondre, cinq individus ont joué les alpinistes pour décrocher le Génie de son piédestal de 46 mètres dans la nuit de dimanche à lundi, puis le faire descendre à l'aide d'un audacieux système de poulie. L'effort a été à la hauteur de leur déception : en fait d'or, c'est dans du bronze, certes doré, qu'est coulée la sculpture...
La Brigade de Lutte contre les Atteintes aux Génies (BLAG) a été saisie de l'enquête. L'exploitation des bandes de la caméra de vidéoprotection située au sommet du monument a rapidement permis d'identifier le véhicule des auteurs. Celui-ci, un camion volé pour l'occasion, a été repéré mardi matin en stationnement gênant rue de la Lanterne. Le Génie y a été retrouvé en parfait état par les policiers, lesquels ont discrètement attendu le retour des kidnappeurs dépités pour les interpeller.
Les services techniques de la préfecture ont refixé tôt ce matin la statue sur son socle qui peut de nouveau fièrement exhiber aux Parisiens le flambeau de la liberté...

  SERVICES DE LA PP

Nominations

Thierry Delville (à g.) a été installé le 26 mars comme directeur de la direction opérationnelle des services techniques et logistiques (DOSTL) de la préfecture de police. Il était auparavant chef du service des technologies de la sécurité intérieure (STSI).
Roland Maucourant (à d.), contrôleur général, devient son adjoint. Précédemment chef de projet sécurité routière, il est remplacé à ce poste par Françoise Hardy (à d.), commissaire divisionnaire, qui exerçait les fonctions de conseiller technique auprès du préfet de police depuis 2006.

  TECHNO

Des bornes automatiques pour l’établissement des fiches anthropométriques
Des bornes T4, système normalisé et automatisé pour établir des fiches anthropométriques des personnes placées en garde à vue, sont en cours d’installation dans de nombreux commissariats parisiens.
Ensemble constitué d’un ordinateur, d’un scanner, d’un écran, d’un appareil photo et d’une imprimante, la borne T4 a notamment pour fonction la signalisation des individus. Les informations recueillies sont transmises vers un serveur de l’identité judiciaire de la préfecture de police, enregistrées, comparées au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), puis renvoyées au service demandeur de l’identification.
Ce système assure un gain de temps considérable puisque le service demandeur reçoit sa réponse au bout de 15 à 20 minutes, contre une journée auparavant. Il assure par ailleurs une alimentation en direct du FAED.


L'infolettre PPrama est produite et diffusée par le service communication de la préfecture de police.
Directrice de la publication : Marie Lajus, Chef du service de la communication, Cabinet du préfet de police,
9 boulevard du Palais, 75004 Paris

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