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• Événement
La
police d’agglomération, c’est parti !
Le 14 septembre à la préfecture de police,
Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de
l’Outre-mer et des Collectivités territoriales,
présente avec Michel Gaudin, préfet de police,
la nouvelle police de l’agglomération parisienne.
La préfecture de police devient ainsi responsable
de la sécurité des personnes et des biens
dans toutes ses composantes pour la capitale mais également
dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis
et Val-de-Marne). Grâce à une meilleure répartition
des moyens humains, préventifs, dissuasifs et répressifs,
cette réforme vise à mettre en œuvre
une stratégie de sécurité pour l’ensemble
du territoire du futur Grand Paris et ses 6,4 millions d’habitants.
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Zoom
DSPAP
: deux nouvelles unités d'intervention pour l'agglomération
 Intervenir
en renfort à tout moment et en tout point de Paris
et de la petite couronne en cas d'événement
grave et notamment de violences urbaines : c'est l'une des
vocations de la direction de sécurité de proximité
de l'agglomération parisienne, la plus importante
direction de la préfecture de police en effectifs
(26 000 fonctionnaires). Pour remplir cet objectif, deux
grandes unités projetables sont créées
: la compagnie de sécurisation et la brigade anti-criminalité
de nuit, qui disposent d'antennes en petite couronne. La
DSPAP a aussi pour vocation d'assurer une présence
policière quotidienne optimale sur l'ensemble de
l'agglomération parisienne. Elle complète
cette approche territoriale par une approche sectorielle
qui cible les problématiques les plus marquantes
: trafics de drogue, cambriolages, vols à main armée,
etc.
Naissance
d’une police régionale de la circulation
 Afin
de faciliter le trafic routier de l’ensemble de la
région, la direction de l’ordre public et de
la circulation devient à partir d’aujourd’hui
compétente sur l’ensemble du réseau
structurant d’Ile-de-France (voir
carte). Les axes les plus importants de la région,
quelle que soit la nature des voies (autoroutes, nationales
ou départementales), sont ainsi confiés à
une unité de police dédiée. 1900 policiers
spécialisés interviennent sur le terrain pour
mettre en œuvre les techniques permettant de fluidifier
la circulation dès que des encombrements se créent
(policiers immédiatement projetables sur les points
stratégiques, brigades motocyclistes, etc.). Les
quatre compagnies républicaines de sécurité
(CRS) autoroutières d’Ile-de-France sont également
intégrées à ce dispositif, centralement
piloté depuis les salles de commandement de la préfecture
de police.
Deux
nouveaux groupes « Cité » pour
la police judiciaire
Le groupe « Cité » de la Seine-Saint-Denis
a été créé en mai 2008 à
la demande du préfet de police. Agissant dans un
objectif de nécessaire « reconquête »
de certains territoires, il expérimente des méthodes
d'enquêtes innovantes pour lutter contre l'économie
souterraine et les trafics organisés qui touchent
certaines cités. Ce groupe se consacre prioritairement
à la neutralisation des individus à la tête
de trafics de tout type et étudie notamment, en collaboration
avec le groupement d'intervention régional, le patrimoine
des personnes suspectées. Dans les prochaines semaines,
la direction de la police judiciaire va créer dans
le Val-de-Marne et dans les Hauts-de-Seine des groupes «
Cité » similaires.
Rechercher
le renseignement en profondeur pour mieux lutter contre
la délinquance ancrée dans les quartiers sensibles
Mieux connaître les phénomènes pour
mieux les combattre : la direction du renseignement est
chargée de rechercher et mutualiser le
renseignement opérationnel concernant les violences
urbaines et les phénomènes de bandes au niveau
de l'ensemble de l'agglomération
parisienne. La mission de la DRPP est ainsi désormais,
comme elle le faisait déjà dans Paris, de
mettre ses méthodes au service de la
recherche d'informations susceptibles de permettre aux autres
services de police de démanteler des réseaux
et d'interpeller des délinquants.
La direction du renseignement pilote parallèlement
la lutte contre les filières d'immigration clandestine
pour l'ensemble des quatre départements.
DOSTL
: cap sur l’Ile de France
 Avec
la réorganisation de la préfecture de police,
la brigade fluviale, qui relève de la direction opérationnelle
des services techniques et logistiques (DOSTL), élargit
son champ d’action à l’ensemble des voies
navigables d’Ile-de-France. Ses 77 plongeurs et ses
12 embarcations, dont le célèbre remorqueur
pousseur l’Ile-de-France, assureront la police fluviale
et porteront désormais assistance aux personnes et
aux biens sur un réseau de 500 km empruntant la Seine,
la Marne et l’Oise ainsi que sur 170 km de canaux.
Outre les moyens fluviaux, la DOSTL fournit aux services
de police parisiens et de petite couronne l’ensemble
des équipements nécessaires à leurs
missions. Chargée du soutien administratif aux autres
directions de la préfecture de police (achats, suivi
des marchés publics, formation), la DOSTL va poursuivre
ces économies d’échelle en mutualisant
la gestion budgétaire, financière et matérielle
au niveau de l’ensemble de l’agglomération
parisienne.
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| Ca
bouge à la DSPAP
Alain Gardère, ancien directeur de la police
urbaine de proximité de la préfecture de police,
a été nommé directeur de la sécurité
de proximité de l'agglomération parisienne
(DSPAP). Il sera épaulé par Christian Sonrier,
ancien directeur départemental de la sécurité
publique des Hauts-de-Seine, nommé directeur adjoint.
Quatre directeurs territoriaux viennent les rejoindre au
sein de cette nouvelle direction : pour Paris, Philippe
Caron, ancien sous-directeur de la police territoriale de
la DPUP ; pour les Hauts-de-Seine, Eric Draillard,
ancien directeur départemental de la sécurité
publique du Val-de-Marne ; pour la Seine-Saint-Denis,
Philippe Prunier, ancien sous directeur des ressources humaines
à la DPUP ; pour le Val-de-Marne, Jean-Yves
Oses, ancien directeur départemental adjoint du Val-de-Marne.
Toujours à la DSPAP, Pascal Le Borgne, précédemment
commissaire central du 20e arrondissement, devient sous-directeur
des services spécialisés et Serge Rivayrand,
ancien chef du troisième secteur de la DPUP, est
nommé sous-directeur de la police régionale
des transports. Pour sa part, Jérôme Foucaud,
précédemment chef d'état-major et sous-directeur
des services spécialisés de la DPUP, devient
chef d'état-major de l’agglomération
parisienne.
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